Alertes

Arrêt de la distribution d’EUTHYROX

Publié le

La fin de la commercialisation d’EUTHYROX® (lévothyroxine) en France est prévue pour septembre 2020 prochain. Ce médicament, indiqué dans le traitement de l’hypothyroïdie, devra donc être progressivement remplacé.

Afin d’accompagner la mise en place du traitement de substitution, une fiche pratique est mise à disposition des patients et des professionnels de santé (cf. lien ci-dessous).

Cette fiche informe les patients sur un possible déséquilibre des hormones thyroïdiennes lié au changement de formule ou de spécialité. Elle précise que le rééquilibrage peut prendre quelques semaines à quelques mois. Aussi, est-il important d’anticiper le changement de traitement.

Elle informe les professionnels de santé de ne plus initier de traitement par EUTHYROX®, d’utiliser un carnet de suivi destiné à être rempli par le patient et le professionnel de santé et d’adresser à l’endocrinologue les patients ayant une hypothyroïdie centrale, les enfants, les femmes enceintes, les patients souffrant de problèmes cardiovasculaires et ceux ayant subi une thyroïdectomie pour cancer thyroïdien avec impératif de freinage de la TSH.

Le document décrit également les 3 étapes permettant aux professionnels de santé de réaliser la substitution d’EUTHYROX par une autre spécialité :

Étape 1. Avant la prescription d’un nouveau traitement :

  • Recueillir des données concernant le patient (antécédents, constantes, symptômes) à l’aide du carnet de suivi (cf. fiche pratique).
  • Informer le patient des alternatives existantes.
  • Informer le patient de l’éventuelle nécessité de rééquilibrer la posologie et de la durée possible de ce rééquilibrage (quelques semaines à quelques mois).
  • Demander au patient de réaliser un dosage biologique (TSH uniquement si l’état clinique du patient est satisfaisant + T4L s’il ne l’est pas).

Étape 2. Au moment de la prescription :

  • Interroger le patient sur sa préférence et sur ses éventuelles expériences vis-à-vis de précédents changements de traitements.
  • Conserver la posologie habituelle, en population générale.
  • Diminuer légèrement la posologie pour éviter le surdosage, pour les patients à surveillance particulière (maladie cardiaque, respiratoire, digestive, personnes âgées, mauvaise tolérance du Lévothyrox® nouvelle formule avec signes d’hyperthyroïdie).
  • Prescrire un dosage de THS (+/– T4L) à réaliser 6 à 8 semaines après le début du nouveau traitement.
  • Rappeler au patient de ne pas arrêter ou modifier son traitement sans avis médical.
  • Signaler tout effet indésirable qui pourrait survenir.

Étape 3. Au moment de la dispensation :

  • Être attentif aux interactions médicamenteuses.
  • Préciser que ces médicaments se prennent généralement le matin à jeun.
  • Informer sur les effets indésirables possibles et la nécessité d’une bonne observance du traitement.
  • Proposer l’ouverture d’un Dossier Pharmaceutique si le patient n’en possède pas.

Pour rappel : Six autres spécialités à base de lévothyroxine sont disponibles avec des dosages différents, des présentations différentes et des excipients différents : LEVOTHYROX comprimé sécable, L-THYROXIN HENNING comprimé sécable, THYROFIX comprimé, TCAPS capsule molle, TSOLUDOSE solution buvable en récipient unidose, L-THYROXINE SERB solution buvable en gouttes.

 

En savoir plus :

Fiche pratique Euthyrox

Ministère des Solidarités et de la santé : Accompagnement à la substitution du traitement par levothyroxine

Haute Autorité de Santé : Fiche pertinence des soins « hypothyroïdie », mars 2019

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Les alertes

Quizz

  • L'acétate de chlormadinone (Luteran et génériques) et l'acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques)

    • sont des progestatifs
    • entrainent un sur-risque de méningiome qui est dose et durée du traitement dépendant
    • sont indiqués comme contraceptifs
    • nécessitent la réalisation d’une IRM à partir de 5 ans de traitement chez les femmes âgées de plus de 35 ans
    • Vrai ! Faux !

      L'acétate de chlormadinone (Luteran et génériques) et l'acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques) sont des progestatifs utilisés dans la prise en charge de la ménopause, des troubles menstruels et de l’endométriose.

      Les femmes traitées par acétate de nomégestrol plus de 6 mois sont exposées à un risque multiplié par 3,3, puis par 12,5 à partir d’une dose cumulée correspondant à 5 ans de traitement.
      Pour les femmes traitées par acétate de chlormadinone, après 6 mois, le risque est multiplié par 3,4, puis par 7 à partir d’une dose cumulée correspondant à 3,5 ans d’utilisation.

  • Le traitement hormonal de la ménopause

    • Doit être réévalué tous les ans
    • Expose à un risque de thromboses veineuses et/ou artérielles
    • Doit être instauré avant l'arrêt complet des règles
    • Expose à un risque de cancer du sein et/ou de l'utérus
    • Vrai ! Faux !

      Le traitement hormonal de la ménopause ne doit pas être instauré avant l’arrêt complet des règles

  • La tuberculose

    • est une maladie virale
    • est toujours contagieuse
    • repose en cas de tuberculose maladie sur la prise quotidienne de plusieurs antibiotiques
    • nécessite d'hospitaliser en chambre individuelle la personne an cas de tuberculose maladie
    • Vrai ! Faux !

      La tuberculose est une maladie due à une mycobactérie, le Mycobacterium tuberculosis, aussi appelé le bacille de Koch, ou due plus rarement au Mycobacterium bovis ou africanum. Elle n'est donc pas due à une maladie virale.

      Elle se transmet par voie aérienne à partir d’aérosol de gouttelettes émises lors d’une toux par une personne contagieuse. Aussi, elle n'est pas toujours contagieuse.

      Le plus souvent, dans 90 % des cas, la tuberculose reste « latente », c’est-à-dire que la bactérie est présente dans le corps mais la personne infectée ne présente pas de symptômes et n’est pas contagieuse. Elle n'est donc pas toujours contagieuse.

      Pour 10 % des personnes, la tuberculose évolue et devient « active » ; les symptômes apparaissent, et la personne peut devenir contagieuse. Elle développe alors une « tuberculose maladie ».

      Le traitement de la tuberculose repose sur la prise de plusieurs antibiotiques.

      • En cas d’infection tuberculeuse latente, le traitement consiste en la prise quotidienne d’isoniazide pendant 9 mois ou à l’association rifampicine et isoniazide pendant 3 mois.
      • En cas de diagnostic de tuberculose maladie, l’hospitalisation en chambre individuelle est nécessaire. Un traitement associant la prise quotidienne de 4 antibiotiques pendant 2 mois (généralement isoniazide (INH), rifampicine, pyrazinamide et éthambutol), puis 2 antibiotiques pendant 4 mois (isionazide (INH) et rifampicine) est habituellement prescrit.
  • Qu'est-ce que la pharmacovigilance ?

    • ​Ensemble des activités permettant la surveillance des pharmacies
    • ​Ensemble des activités permettant la surveillance des effets indésirables médicamenteux
    • ​Ensemble des activités permettant la recherche de nouveaux médicaments
    • Vrai ! Faux !

      La pharmacovigilance est l'activité consistant à enregistrer et évaluer les effets secondaires résultant de l'utilisation des médicaments.

  • Vous avez pris un médicament et vous présentez une manifestation anormale comme par exemple une réaction cutanée. Pensez-vous qu’il peut s’agir d’un effet indésirable ?

    • Oui
    • Non
    • Vrai ! Faux !