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Bronchiolite du nourrisson : efficacité de l’anticorps monoclonal versus la vaccination des femmes enceintes

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La stratégie de prévention des infections à VRS (Virus Syncitial Respiratoire) chez le très jeune enfant repose sur 2 volets ; soit l’injection de l’anticorps monoclonal nirsévimab (Beyfortus®) au nourrisson avant la saison ou dès la naissance pendant la saison, soit l’injection du vaccin Abrysvo® aux femmes enceintes entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée.

Une étude conduite par le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, portant sur 42 560 nourrissons nés entre septembre et décembre 2024, s’est penchée sur l’efficacité respective des 2 approches.  Elle a montré que le nirsévimab offre une efficacité supérieure à celle de la vaccination maternelle dans la prévention des hospitalisations liées au VRS et des formes sévères au cours de la première saison de VRS chez les nourrissons.

En effet, par rapport à la vaccination des futures mères, l’étude a mis en évidence que l’injection de l’anticorps monoclonal aux nourrissons offre une diminution supplémentaire de :

  • 26 % pour le risque d’hospitalisation
  • 42 % pour les admissions en réanimation ou soins intensifs
  • 44 % pour le besoin en oxygénothérapie
  • 43 % pour les intubations

Information à destination des parents

La bronchiolite à VRS peut nécessiter une hospitalisation et mettre la vie de votre bébé en danger. De manière préventive, pour protéger votre nouveau-né, vous pouvez opter pour une vaccination de la maman au cours de la grossesse ou pour l’administration directement à votre nourrisson d’une injection d’un anticorps monoclonal (Beyfortus®) . Ces 2 méthodes permettent de réduire significativement les risques d’hospitalisation (efficacité comprise entre 65 et 85 %). Une récente étude a cependant mis en évidence une meilleure protection des nourrissons avec l’anticorps monoclonal. N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin ou pédiatre.

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