Désogestrel et très faible risque de méningiome : l’ANSM envoie une lettre personnalisée aux patientes
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Dans la continuité des diverses mesures prises pour informer sur le risque rare de méningiome lié à l’utilisation d’un contraceptif à base de désogestrel , l’ANSM envoie un courrier d’information nominatif aux femmes majeures ayant utilisé dans les 12 derniers mois une contraception à base de désogestrel 75 µg (soit environ 1,6 million de patientes).
L’Agence a également publié sur son site internet une FAQ afin de répondre aux interrogations des patientes.
Le courrier met en garde sur ce risque d’effet indésirable, tout en insistant sur sa rareté : 1 cas additionnel de méningiome opéré sur 67 000 femmes sous désogestrel (1 cas additionnel sur 17 000 femmes en cas d’exposition de plus de 5 ans). Les patientes de plus de 45 ans ou ayant reçu précédemment des progestatifs sont également plus à risque. Ce surrisque disparaît un an après l’arrêt du traitement.
Les patientes sont invitées à discuter de ce risque avec leur médecin ou leur sage-femme lors de leurs consultations de routine et à ne pas stopper leur contraception sans avis médical et alternative sûre.
Focus sur le méningiome
Un méningiome est une tumeur qui se développe dans le crâne à partir des méninges (enveloppes autour du cerveau). Dans 90 % des cas, cette tumeur est bénigne ; cependant sa localisation dans la boite crânienne peut entraîner une compression du cerveau. L’évolution d’un méningiome est généralement lente (plusieurs années).
Les symptômes, quand ils apparaissent, sont variés et dépendent de la localisation du méningiome :
céphalées, troubles de la vue, de la parole, de la mémoire, faiblesse ou paralysie d’un membre, vertiges, convulsions... Le diagnostic passe par l’imagerie (scanner et IRM).
La prise en charge peut être une simple surveillance (par IRM) ou chirurgicale.
Les professionnels de santé font également l’objet d’informations régulières sur ce risque. Les points 17 et 18 de la FAQ leur sont destinés. Le point 17 récapitule la conduite à tenir lors de prescription d’une contraception à base de désogestrel ou d’étonogestrel.
Contraceptions concernées :
Pilules à base de désogestrel seul
• Antigone 75 microgrammes ;
• Cerazette 0,075 mg ;
• Elfasette 75 microgrammes ;
• Optimizette 75 microgrammes ;
• Desogestrel 75 microgrammes des laboratoires Biogaran, Cristers, et Sandoz.
Pilules à base de désogestrel combinées à un œstrogène
• Desobel 150 microgrammes/20 microgrammes ;
• Desobel 150 microgrammes/30 microgrammes ;
• Mercilon ;
• Varnoline et Varnoline continu ;
• Desogestrel/ethinylestradiol 150 microgrammes/20 microgrammes des laboratoires Biogaran, EG, Viatris ;
• Desogestrel/ethinylestradiol 150 microgrammes/30 microgrammes des laboratoires Biogaran, EG, Viatris.
Implant contraceptif
• Nexplanon 68 mg implant pour usage sous-cutané.
Anneau vaginal
• Etoring 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal ;
• Nuvaring 15 microgrammes/120 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal ;
• Etonogestrel/ethinylestradiol Viatris 120 microgrammes/15 microgrammes/24 heures, système de diffusion vaginal.