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Interférons bêta (Avonex®, Betaferon®, Extavia®, Rebif®) : risque de microangiopathie thrombotique et de syndrome néphrotique

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Des cas graves de microangiopathie thrombotique (MAT) et de syndrome néphrotique ont été signalés au cours du traitement de la sclérose en plaques par des médicaments de la classe des interférons bêta (1a : Avonex® et Rebif® ; 1b : Betaferon®, Extavia®). Ces effets  indésirables peuvent se manifester après plusieurs semaines, voire après plusieurs années de traitement, et imposent une vigilance accrue chez les patients traités.

La MAT, caractérisée par une thrombose microvasculaire obstructive et une hémolyse secondaire,  se présente généralement sous la forme de purpura thrombocytopénique ou de syndrome hémolytique et uricémique. Une attention particulière doit être apportée à l’observation de signes cliniques tels qu’une thrombocytopénie, une hypertension de survenue récente, de la fièvre, des symptômes neurologiques de type parésie ou confusion, et une altération de la fonction rénale. En cas de suspicion de MAT, il est convient de vérifier le nombre de plaquettes sanguines, le taux sérique de lactate déshydrogénase (LDH), d’évaluer la fonction rénale, et de vérifier la présence d’hématies fragmentées (schizocytes) sur un frottis sanguin.

Concernant le risque de syndrome néphrotique, il est recommandé de surveiller régulièrement la fonction rénale et notamment d’être vigilant quant à la survenue de symptômes tels qu’un œdème, une protéinurie, ou une altération de la fonction rénale.

En cas de suspicion de ces effets indésirables, il est préconisé d’interrompre immédiatement le traitement par interféron bêta et d’instaurer une prise en charge adaptée, par exemple de type échanges plasmatiques dans le cas de la MAT.

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