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Recherche d'un déficit en DPD chez les patients traités par fluoropyrimidine (5-FU et capécitabine)

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Les fluoropyrimidines (5-fluorouracile (5-FU) et capécitabine) sont des médicaments anticancéreux dont le métabolisme et la dégradation dans l’organisme dépendent d’une enzyme appelée : dihydropyrimidine deshydrogénase (DPD).

Les patients traités par fluoropyrimidines et présentant un déficit partiel* ou total**  de cette enzyme DPD peuvent être exposés à des toxicités sévères d’évolution parfois fatales liées à une surexposition au médicament.

Aussi, dans l’attente d’une position consensuelle sur les modalités de dépistage des déficits en DPD, il est rappelé que pour réduire ce risque de toxicité aigüe, il peut être réalisé, AVANT toute initiation de traitement par fluoropyrimidine, des tests visant à identifier un éventuel déficit en DPD. Il s'agit de tests de génotypage et de phénotypage de l’enzyme DPD.

Le coût de ces tests de dépistage est pris en charge par les établissements de santé dans le cadre de leur inscription sur la liste des actes complémentaires.

En cas de survenue d’une intoxication à une fluoropyrimidine, il existe un antidote, Vistogard® (uridine triacétate) qui dispose depuis 2015 d’une AMM aux Etats-Unis. L’utilisation en France est possible au travers d’une ATU nominative octroyée par l’ANSM.

 

* 3 à 10% de la population caucasienne

** 0.1 à 0.5% de la population caucasienne

En savoir plus...

Point d'information de l'ANSM (08/02/2018)

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