Vaccin contre le chikungunya : mise à jour du RCP
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Ixchiq®, seul vaccin contre le chikungunya, fait toujours l’objet d’une surveillance rapprochée en raison de survenue d’effets indésirables graves, notamment chez les plus de 65 ans ou les patients présentant des comorbidités. Depuis sa commercialisation en mars 2025, 62 cas d’effets indésirables ont été notifiés dont 21 graves. Il est à noter qu’aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié pour la période du 02/06/2025 au 31/08/2025, les cas signalés correspondant à ceux déjà documentés.
Rappel important : Ixchiq®, vaccin vivant atténué, est contre-indiqué chez le patient immunodéprimé. Il est déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante.
Cette surveillance a permis d’identifier et valider certains risques qui ont été inclus dans le RCP et la notice du produit :
• Réaction chikungunya-like sévère (fièvre, céphalées, asthénie, myalgies) notamment chez le patient âgé et/ou polypathologique pouvant entraîner une hospitalisation, des chutes ou le décès
• Encéphalite, encéphalopathie et méningite aseptique (une recommandation préconisant de préciser que la survenue de méningite aseptique est possible chez le patient jeune sans comorbidité est en cours d’examen)
• Thrombocytopénie
• Malaise
• SyncopeCertains événements restent sous surveillance : microangiopathie thrombotique, insuffisance rénale, mésusage dans un contexte d’immunosuppression, sécurité d’emploi chez les patients de plus de 65 ans ou présentant des comorbidités ou une maladie neurologique.
Rappel : le chikungunya est une maladie virale transmise par le moustique tigre. Elle sévit dans les territoires d’outre-mer comme La Réunion (54 550 cas en 2025) ou Mayotte sous forme épidémique. En France métropolitaine, on a recensé 1 053 cas importés et 787 cas autochtones en 2025.