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Contraception et risque de méningiome : le lévonorgestrel est concerné aussi

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Une étude cas-témoins danoise publiée en juillet dernier met en évidence une association entre plusieurs contraceptifs progestatifs et un risque accru de méningiome, notamment avec certaines formulations contenant du lévonorgestrel.

À partir des données de près de 3 millions de femmes âgées de 15 à 59 ans suivies entre 2000 et 2024, les chercheurs ont apparié 1 473 femmes ayant développé un méningiome à 14 717 contrôles en fonction de l’âge, du lieu de naissance et du statut marital. Pour les contraceptifs oraux estroprogestatifs, le risque était significativement augmenté avec plusieurs progestatifs, dont le lévonorgestrel (+ 40 %), le désogestrel (+ 66 %), la drospirénone (+ 58 %), le gestodène (+ 44 %) et la cyprotérone (+ 61 %). Parmi les contraceptifs uniquement progestatifs, le désogestrel était également associé à une augmentation du risque (+ 73 %), tandis que la noréthistérone ne montrait pas d’augmentation du risque.

Concernant les dispositifs intra-utérins (DIU) au lévonorgestrel, le risque de méningiome était significativement augmenté de 58 % avec les dispositifs dosés à 52 mg. L'augmentation observée avec les DIU moins dosés (13,5 et 19,5 mg) n'était pas statistiquement significative (+ 14 %). La médroxyprogestérone injectable était, quant à elle, associée à un risque multiplié par 4,55, soit le plus élevé.

Le surrisque était plus marqué pour les expositions récentes et tendait à augmenter avec la durée d'utilisation. Il disparaissait cinq ans après l'arrêt du contraceptif, à l'exception du désogestrel associé à un estrogène.

Ces résultats se rapprochent de ceux des études françaises d'Epi-Phare publiées en 2024 et 2025. Cependant, celles-ci n'avaient pas retrouvé de surrisque de méningiome associé au lévonorgestrel, qu'il soit utilisé seul ou en association avec un estrogène, ni avec les DIU au lévonorgestrel. L’étude danoise apporte ainsi de nouvelles données sur le risque potentiel de méningiome associé aux contraceptifs progestatifs.

Les auteurs de l’étude soulignent que le nombre de femmes devant être exposées pour que survienne un cas de méningiome (Number needed to Harm) était très variable en fonction du produit utilisé et de la tranche d’âge. Le plus grand risque a été observé chez les utilisatrices les plus âgées ainsi qu’avec la médroxyprogestérone.

En résumé

Contraceptifs oraux estroprogestatifs

Élévation significative du risque :

  • désogestrel (+ 66 %),
  • cyprotérone (+ 61 %),
  • drospirénone (+ 58 %),
  • gestodène (+ 44 %)
  • lévonorgestrel (+ 40 %).

Risque non significativement augmenté :

  • noréthistérone (+ 38 %)
  • norgestimate (+ 4 %).

 

Contraceptifs oraux uniquement progestatifs

Augmentation significative du risque avec le désogestrel (+ 73 %)
Pas d'augmentation du risque avec la noréthistérone

 

Contraceptifs injectables

Risque multiplié par 4,55 avec la médroxyprogestérone

 

Dispositifs intra-utérins (DIU) au lévonorgestrel

Augmentation significative du risque de 58 % avec le dosage à 52 mg
Augmentation non significative du risque de 14 % avec les dosages à 13,5 et 19,5 mg

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